lundi 28 décembre 2015

Jour 10 : Najera - Santo Domingo delle Calzada



Najera  -  Santo Domingo della Calzada        Distance à parcourir  21  km
Vent frais d'Ouest  Beau temps
J'ai eu un peu de mal à m'endormir, car 85 personnes, cela fait du bruit. L'église Santa Marina a donné l'heure tous les quarts d'heures.
Petit déjeuner avec les "Water Musics" de Haendel, c'est bon aux oreilles. Une coréenne âgée demande à gouter ma confiture et m'offre un biscuit. Nous nous connaissons déjà de vue, et c'est sa fille qui m'avait demandé une tomate à Navarette.
Départ à 7h45 dans le noir.

  
 




   Plus que 581 km !!


Le Chemin va gambader à travers la campagne agricole; la vigne va disparaître au profit des céréales, des cèleris et des pommes de terre.
 

 

Sur la Rioja Alta, il y a un golf et plein de logements neufs dont pas mal sont encore à vendre. Cette ville fantôme doit être la victime de la crise immobilière espagnole.




 



 














Juste après, à Cirueña, 2 albergue voisines se font une concurrence féroce 7€ lit + petit déjeuner, ce n'est pas cher.









Arrivée à Santo Domingo della Calzada. 



Santo Domingo de la Calzada doit son nom au saint éponyme (en français, saint Dominique de la Chaussée) qui fut, au XIe siècle, l’'un des « saints cantonniers » du Chemin de Saint-Jacques. Cette ville fut le théâtre du miracle le plus célèbre du Chemin.
Au XIIe siècle, un pèlerin allemand qui se rendait à Saint-Jacques avec ses parents se serait en effet arrêté dans une auberge de cette ville. Une servante lui fit des avances qu'’il repoussa. Pour se venger, la jeune fille cacha de la vaisselle en argent dans le sac du pèlerin et l’'accusa de vol ; le voyageur innocent fut condamné et pendu. A leur retour de Compostelle, les parents entendirent leur fils proclamer, du haut de son gibet, qu'’il vivait, car saint Jacques le protégeait. Le juge, auquel ils rapportèrent ces paroles, et qui était en train de déguster de la volaille rôtie, s’'exclama : « Si votre fils est vivant, que cette poule et ce coq se mettent à chanter ! ». Et aussitôt le coq chanta et la poule caqueta.  Le juge fit dépendre le jeune homme et pendre à sa place la servante.
Dans la cathédrale, où se trouve le tombeau de Santo Domingo, une poule et un coq vivants commémorent ce miracle du « Pendu dépendu ». Une potence rappelle aussi le souvenir du pèlerin injustement puni.
Un seul gite ouvert (Casa del Santo), mais il est très bien. Des fruits sont offerts à l'entrée. Propre et moderne. Je retrouve des américains aux terrasses des cafés et à L'hôtel Parador voisin et du coup, je constate que les américains marcheurs ont disparu depuis Pamploña. Un car a dû les récupérer et leur a fait sauter la Meseta. Courses au Dia. 
 




 L'église

 









Visite de la cathédrale (3€ pour les pèlerins). Elle a une jolie partie romane, la tombe du saint et les 2 poules. La tombe est sur 2 niveaux, celui de la nef et en dessous celui d'une crypte. 






La cage des poules, c'est le rectangle clair.





Tombe de Santo Domingo au niveau de la nef







Et il y est en bonne compagnie :



 




















 


Dans le cloître, exposition de "Vierges à l'enfant"; dans ce cas, 3 générations : Sainte Anne porte la Vierge, qui porte l'Enfant.

















Avant la nuit, traversée de la ville jusqu'au pont sur le très large Rio Oja. 


En passant, je vois une dame qui passe des poivrons au chalumeau au butane des plombiers amateurs. J'en comprendrai mieux demain le but

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Avant le pont à droite une petite chapelle de 1937.

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